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Villedieu-le-Château : trois curiosités

Article créé le 06/04/2020

Menhir Tournemidi





Ainsi que le soulignait Jean-Marie Lorain dans la brochure du Comité  départemental du patrimoine et de l’archéologie du Loir-et-Cher (CDPA) consacrée à la commune de Villedieu : « Tous les géologues du Bassin Parisien connaissent la craie de Villedieu-le-Château car c’est sous ce nom qu’a été défini l’étage sénonien en Touraine ». Le Sénonien est l’une des dernières périodes du Crétacé, à la fin de l’ère secondaire, il y a 65 à 80 millions d’années ; il comprend géologiquement  trois formations d’origine marine, dont la craie dite  de « Villedieu » ; celle-ci se présente comme un calcaire gréseux, riche en fossiles notamment en ammonites. L’une de celle-ci, d’un diamètre imposant, est visible dans une ancienne champignonnière, qui appartient à un propriétaire privé.

Le territoire de la commune recèle, par ailleurs, au moins un voire deux menhirs.

Le « menhir de Bouillant » connu également sous le nom de « Pierre tourne midi » est situé à une centaine de mètres de la route qui va de Villedieu à Couture à la sortie du premier village. Il est décrit dans « L’inventaire des mégalithes » comme « un monument élevé sur le flanc d’un coteau dominant la vallée du Niclos… » ; il est formé d’un bloc de poudingue  à silex, lustré, datant de l’éocène,  d’une hauteur d’environ 2,80m pour une largeur de 1,80m. D’après la légende, la pierre tournerait sur elle-même à midi. Ce menhir  est entouré de blocs dispersés dans un rayon assez proche, ce qui a fait supposer à certains qu’il pourrait être le reste d’un « cromlec’h » que l’on peut définir comme un alignement de monolithes verticaux, formant une enceinte, qui aurait été érigé à l’âge de bronze.

Le « menhir du Cormier » est constitué d’un bloc de grès, de plus de trois tonnes, d’une hauteur de l’ordre de 2,35m pour une largeur 1,50m. Il est situé sur la limite des communes de Villedieu et d’Epeigné-sur-Dème (Indre-et-Loire). « Pierre des supplices » ou « pierre druidique », il aurait servi, toujours selon la légende, à perpétrer des sacrifices d’animaux ou d’êtres humains. Il faut relever, toutefois, qu’à l’époque des druides, on n’érigeait plus de menhir depuis fort longtemps. Une autre légende affirme que les seigneurs du lieu y auraient attaché leurs ennemis pour les y laisser mourir de faim. Son implantation sur la frontière de deux communes appartenant à des départements différents, a contribué à ce qu’il ne figure pas dans certaines études consacrées à l’une ou à l’autre.

La première vertu des légendes est de conférer de la notoriété et de perpétuer la mémoire des lieux ou des faits ; on voit qu’à Villedieu, l’imagination ne manquait pas !

L’origine et l’histoire de la « Fontaine des Baigners » (ou Baignets) sont peu connues. Dans l’édition de 1988, du « Bulletin de la Société archéologique du Vendômois », Gérard Ferrand et Jean-Marie Lorain ont publié un « Inventaire des sources du Loir-et-Cher. Canton de Montoire » et se sont intéressés à cette source du Niclos, un petit affluent du Loir. Dans le n°8 de la collection « Patrimoine de votre commune » consacré à Villedieu qui s’y réfère aussi, il  est fait état d’une « sorte de cavité aménagée de main d’homme dans la falaise de craie ; on y devine même deux excavations en forme de baignoire. De là, pour l’imagination populaire, à y voir les traces d’un culte druidique accompagné de bains… Il n’y a qu’un pas ! »

On peut rapprocher toutes ces légendes de celles qui entourent les grottes aménagées des « Reclusages » entre Montoire et Lavardin (collège de druidesses, etc.)

Crédit photo : Mathieu et Théo

Xavier Campion

 






Publié par: Sabine et Xavier Campion

Date de dernière modification de cette page: 06/04/2020


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